Le Nutri-Score est un logo apposé volontairement sur le devant des emballages. Il classe les produits sur une échelle de cinq lettres, de A (meilleure qualité nutritionnelle) à E (la moins bonne), avec un code couleur allant du vert foncé au rouge.
Conçu pour aider les consommateurs à faire des choix éclairés, il constitue également un levier d’action pour la santé publique, notamment dans la lutte contre le surpoids et l’obésité. Une étude du service statistique du ministère de la Santé publiée en 2024 confirme que l’étiquetage nutritionnel est l’une des politiques les plus efficaces pour améliorer les comportements alimentaires.
Sous l’impulsion d’un comité scientifique composé d’experts en nutrition, la méthode de calcul du Nutri-Score a été revue pour s’adapter aux dernières données scientifiques et aux attentes des pays participants. Les modifications portent sur des catégories alimentaires spécifiques :
> Huiles végétales : les huiles riches en acides gras insaturés comme l’huile d’olive, de colza ou de noix obtiennent désormais une note B, contre C auparavant.
> Poissons gras : les sardines ou maquereaux, riches en oméga-3, sont mieux valorisés. Féculents : le système différencie les féculents complets (pain ou riz complet) des versions raffinées, moins favorables sur le plan nutritionnel.
> Produits salés ou sucrés : la grille devient plus stricte pour les snacks, biscuits, plats préparés ou céréales trop sucrées.
> Boissons :
Les industriels déjà engagés dans la démarche disposent d’un délai de deux ans, jusqu’en mars 2027, pour mettre à jour leurs emballages selon le nouveau calcul Nutri-Score.
Afin de faciliter la transition, un encadré « Nouveau calcul » pourra apparaître temporairement à côté du logo, pour signaler aux consommateurs qu’ils consultent une notation conforme aux nouvelles règles.
Pour les patients, ces évolutions vont renforcer la lisibilité des étiquettes et leur permettre de mieux comparer les produits. Cela peut avoir un impact direct sur leurs choix alimentaires quotidiens, notamment dans les familles ou chez les personnes à risque (diabète, pathologies cardiovasculaires, obésité…).
Pour les chirurgiens-dentistes et autres professionnels de santé, cette réforme du Nutri-Score constitue un outil supplémentaire de prévention, en particulier pour sensibiliser les patients à la réduction des produits sucrés et ultra-transformés, souvent impliqués dans la progression des pathologies bucco-dentaires.