Si le terme de « pause numérique » est désormais familier pour une majorité de Français, il reste encore peu concrétisé dans les comportements. L’étude montre que 19 % des Français déclarent avoir déjà réalisé une pause numérique, un chiffre qui monte à 24 % chez les 18–34 ans.
Dans le détail :
Parmi ceux qui ont tenté l’expérience, la majorité l’a réalisée sur une courte période :
Ces données confirment à quel point le numérique reste profondément ancré dans les habitudes quotidiennes, rendant toute démarche de déconnexion durable difficile à maintenir.
Malgré ces durées souvent limitées, les personnes ayant fait une pause numérique en décrivent des effets positifs concrets.
Les bénéfices les plus fréquemment cités sont :
Ces résultats confirment les observations de nombreux travaux en psychologie et en santé publique, qui établissent un lien entre surexposition aux écrans, fatigue cognitive, troubles du sommeil et baisse de la qualité des relations sociales.
Tous les usages numériques ne sont pas remis en cause de la même manière. Lorsqu’il s’agit d’envisager une pause, les réseaux sociaux arrivent largement en tête :
73 % des Français se disent prêts à réduire leur utilisation de plateformes comme Facebook, Instagram ou TikTok.
Derrière eux, viennent :
Ces chiffres montrent que la pause numérique vise en priorité les usages perçus comme chronophages ou émotionnellement envahissants.
L’étude révèle également que 64 % des Français se disent prêts à participer à une pause numérique en janvier, en complément ou en alternative au Dry January.
Parmi eux :
À l’inverse, 36 % des Français ne se disent pas prêts à tenter l’expérience.
Cette diversité d’approches montre que la pause numérique ne se résume pas à une déconnexion totale, mais prend des formes variées, adaptées aux contraintes de chacun.
La publication de l’étude intervient dans un contexte politique fort, marqué par l’examen d’un projet de loi visant à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Si la régulation passe par le cadre légal, l’enquête Ipsos bva–CESI montre que la société s’engage aussi dans une autorégulation individuelle.
La pause numérique apparaît ainsi comme un révélateur d’un malaise plus large face à l’omniprésence des écrans, mais aussi comme une tentative de rééquilibrage entre vie connectée et vie réelle.
Source :
Étude Ipsos bva–CESI école d’ingénieurs, réalisée via la plateforme Ipsos.Digital, du 9 au 12 janvier 2026, auprès de 1 000 personnes âgées de 18 à 75 ans (méthode des quotas).