Le brossage et l’utilisation du fil dentaire, essentiels pour un sourire éclatant, pourraient également jouer un rôle protecteur pour le cœur. L’étude montre que les crises cardiaques, souvent causées par un blocage des artères coronaires, provoquent la mort des myocytes cardiaques. Ces cellules utilisent l’autophagie pour éliminer les composants endommagés, prévenant ainsi la dysfonction cardiaque.
Porphyromonas gingivalis, un pathogène fréquent dans les infections buccales, a été identifié dans les zones d’occlusion des infarctus du myocarde. L’étude menée par Yuka Shiheido-Watanabe souligne que ce pathogène peut aggraver la fragilité myocardique après une crise cardiaque. L’équipe a étudié les effets de P. gingivalis en utilisant une version de la bactérie sans gingipaïne, son facteur de virulence majeur.
Les cellules infectées par la bactérie mutante sans gingipaïne ont montré une meilleure viabilité comparativement à celles infectées par la souche sauvage. Chez les souris, les effets d’une crise cardiaque étaient plus graves avec la souche sauvage de P. gingivalis. L’étude a aussi révélé que la gingipaïne perturbe le processus d’autophagie, crucial pour la santé des myocytes cardiaques.
Cette recherche souligne l’importance de traiter les infections orales comme celles causées par P. gingivalis pour prévenir les risques cardiaques. Les résultats de TMDU ouvrent de nouvelles perspectives sur les liens entre la santé bucco-dentaire et cardiaque, mettant en évidence l’importance d’une hygiène dentaire rigoureuse pour la santé globale.
Source : « Porphyromonas gingivalis, a periodontal pathogen, impairs post-infarcted myocardium by inhibiting autophagosome-lysosome fusion » – Publication du 18 septembre 2023 dans l’International Journal of Oral Science