L’impression 3D a révolutionné de nombreux domaines de la médecine, mais son potentiel pour la régénération osseuse parodontale est particulièrement prometteur. Cette technologie permet de concevoir des structures complexes sur mesure, adaptées à chaque patient. Au cours des quinze dernières années, les progrès dans les technologies de modélisation 3D basées sur l’imagerie, telles que la tomographie assistée par ordinateur (CT) et la tomographie par faisceau conique (CBCT), ont ouvert de nouvelles possibilités pour la création de greffons osseux personnalisés en 3D. Ces greffons sont essentiels pour la régénération des tissus parodontaux endommagés.
L’impression 3D offre de nombreux avantages en dentisterie, notamment en prothèse dentaire, en chirurgie maxillo-faciale, en implantologie, en orthodontie, en endodontie et en parodontologie. L’une des applications les plus intrigantes est la régénération osseuse alvéolaire et parodontale. Jusqu’à récemment, la plupart des greffons 3D n’étaient pas conçus en fonction des données spécifiques du patient. Cependant, cela est en train de changer grâce à l’utilisation de la tomographie par faisceau conique (CBCT) pour créer des modèles 3D précis des défauts parodontaux.
Des chercheurs de l’Université d’Athènes ont étudié l’utilisation des données CBCT pour la conception de greffons osseux 3D personnalisés pour la régénération parodontale. Ils décrivent un workflow efficace pour la modélisation 3D des tissus durs autour du défaut parodontal et la conception de greffons 3D basés sur la morphologie 3D du défaut parodontal. L’objectif ultime étant de créer des greffons bioabsorbables imprimés en 3D pour le traitement personnalisé de la parodontite, qui serviront également de systèmes d’administration de médicaments à libération prolongée.
Leurs travaux présentent plusieurs éléments innovants :
Ces recherchent ouvrent la voie à de futures études dans les domaines de la modélisation 3D basée sur CBCT, de l’impression 3D, et de l’utilisation clinique des greffons conçus. Les perspectives futures incluent l’amélioration des algorithmes de segmentation d’image tomographique, la comparaison de différentes techniques d’impression 3D, l’exploration de nouveaux matériaux biodégradables, et les essais cliniques pour l’implantation de greffons imprimés en 3D chez les patients.
Cependant bien que les données radiologiques CBCT des patients aient été utilisées pour représenter de manière réaliste les modèles anatomiques des défauts osseux, il est important de noter que la précision de cette représentation par rapport aux cas réels n’a pas été évaluée. Cela représente une limitation significative de l’étude.
Source : « CBCT-Based Design of Patient-Specific 3D Bone Grafts for Periodontal Regeneration » de Styliani Verykokou, Charalabos Ioannidis et Christos Angelopoulos