L’avocate des deux sœurs a qualifié le jugement de disproportionné et prévoit de faire appel. Selon elle, le tribunal a voulu faire un exemple, mais il s’est attaqué à de mauvaises personnes qui étaient sincères dans leurs démarches. Les gérantes ont admis une mauvaise gestion lors de l’audience, mais ont principalement incriminé leurs anciens employés, leurs patients et leur expert-comptable.
Outre l’escroquerie aggravée à l’Assurance maladie, les deux sœurs ont été condamnées pour exercice illégal de la profession de chirurgien-dentiste en embauchant des dentistes étrangers non habilités à pratiquer en France et en usurpant l’identité de praticiens ayant quitté le cabinet. Elles ont également été reconnues coupables de fraude à Pôle emploi et de blanchiment d’argent.
Le montant total du préjudice causé par la fraude s’élève à plus de 1,3 million d’euros, principalement au détriment de la CPAM des Yvelines. Les actes fictifs ont été facturés à des patients couverts par la complémentaire santé solidaire, qui étaient dispensés d’avancer leurs frais médicaux. Les gérantes ont indûment perçu des remboursements de caisses primaires d’assurance maladie.
L’affaire a été révélée en février 2022 après la plainte d’un patient qui a découvert une prestation facturée plus de 8 000 euros pour un détartrage dentaire. Lorsque le patient s’est manifesté auprès du cabinet, on lui a proposé 4 000 euros pour garder le silence, mais il a déposé plainte.
Une enquête anti-fraude a été lancée par les services de police, les impôts et l’Assurance maladie. Elle a révélé l’ampleur de la fraude, avec un préjudice total estimé à plus de 1,3 million d’euros, principalement au détriment de la CPAM des Yvelines. En janvier, quatre personnes de la même famille, y compris les deux sœurs, ont été arrêtées et plus de 1,2 million d’euros ont été saisis sur le compte du centre dentaire. Suite à cela, le centre a été déconventionné par la CPAM et a dû fermer ses portes.