Des scientifiques ont récemment fait une découverte surprenante en étudiant une dent de Néandertalien. Ils ont identifié une bactérie qui n’était pas répertoriée jusqu’à présent, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives dans le domaine de la médecine.
En analysant le tartre fossilisé sur la dent, les chercheurs ont pu déterminer la composition du microbiome oral de l’individu, révélant des informations précieuses sur son alimentation et les microbes auxquels il a été exposé. Cette approche a conduit à la découverte de bactéries appartenant à la famille des Chlorobium, mais dont les espèces spécifiques étaient inconnues. Ces bactéries semblent être liées à C. limicola, une espèce présente dans les sources d’eau associées aux grottes.
L’étude suggère que nos ancêtres ont modifié leur microbiome oral en changeant de style de vie et de source d’eau, ce qui explique pourquoi cette bactérie inconnue n’est pas retrouvée dans le tartre dentaire des individus ayant vécu il y a moins de 10 000 ans.
Cette découverte revêt une importance particulière pour la médecine. Comme l’explique Christina Warinner, archéologue biomoléculaire (Source : Gentside), les bactéries sont à l’origine de la plupart de nos antibiotiques, et la recherche de nouvelles classes d’antibiotiques majeures est devenue essentielle. Ces dernières années, aucune nouvelle classe n’a été découverte, et les ressources s’amenuisent. La bactérie inconnue trouvée sur la dent de Néandertalien pourrait donc offrir de nouvelles perspectives pour la création de nouveaux antibiotiques.
Cette avancée souligne l’importance de l’analyse des vestiges archéologiques dans la recherche scientifique. L’étude du microbiome oral ancien pourrait permettre de mieux comprendre l’évolution des bactéries et des maladies, ainsi que de trouver de nouvelles solutions médicales. Les scientifiques continueront d’explorer ces domaines prometteurs pour améliorer notre compréhension de l’histoire de l’humanité et de la santé humaine.










