Santé Publique France a publié des données relatives à la consommation de CBD (cannabidiol) et de protoxyde d’azote parmi la population adulte en France. Ces substances, en plein essor, posent des défis en matière de santé publique et nécessitent une attention accrue des autorités sanitaires.
Consommation de CBD en France
Ce cannabinoïde, présent dans le cannabis et distinct du tétrahydrocannabinol (THC), a été consommé par 10% des Français au cours de l’année. L’expérimentation et l’usage du CBD sont plus fréquents chez les jeunes adultes de 18 à 34 ans (respectivement 27,6 % et 17,5 %). Alors que les jeunes adultes tendent à fumer le CBD, les consommateurs plus âgés privilégient les formes orales, indiquant des motivations variées allant de la substitution au cannabis traditionnel à un usage orienté vers le bien-être et l’auto-thérapie.
La popularité croissante du CBD souligne l’importance de bien informer les consommateurs, en particulier sur les interactions médicamenteuses potentielles et la nécessité d’une réglementation appropriée pour les produits à base de CBD.
Consommation de Protoxyde d’azote
Le protoxyde d’azote, un gaz incolore utilisé médicalement (en antalgie et en anesthésie) et dans l’industrie alimentaire, est également détourné à des fins récréatives pour ses effets euphorisants et altérants. Bien que moins de 1% des Français entre 18 et 75 ans en aient consommé dans l’année, sa consommation est notablement plus élevée chez les jeunes adultes (3,2% des 18-24 ans en ont consommé dans l’année). L’âge moyen des consommateurs est de 25 ans, et contrairement aux tendances observées avec d’autres substances, la consommation entre hommes et femmes est comparable.
L’augmentation des cas d’intoxications graves liés au protoxyde d’azote, associée à une facilité d’accès via Internet et à des conditionnements de plus en plus volumineux, indique une tendance préoccupante de pratiques à risques parmi les consommateurs.
Ces nouvelles données de Santé Publique France mettent en évidence la nécessité d’une surveillance accrue et d’une réglementation adaptée pour le CBD et le protoxyde d’azote. La sensibilisation du public aux risques associés à ces substances est cruciale pour prévenir les effets néfastes sur la santé.










