Des dizaines de milliers d’actes dentaires fictifs auraient été facturés entre 2018 et 2024. Des responsables de centres dentaires et un pharmacien sont mis en examen.
Des dents facturées… mais jamais soignées !
C’est un scandale qui éclabousse de nouveau le secteur dentaire. Plusieurs centres appartenant au réseau Nobel Santé (auparavant Dentinov) sont soupçonnés d’avoir organisé une fraude massive à la Sécurité sociale. Le principe ? Facturer à l’Assurance maladie des soins dentaires… qui n’ont jamais eu lieu.
Blanchiment d’argent, escroquerie en bande organisée, facturation d’actes fictifs : les chefs d’accusation s’accumulent contre les responsables de ces centres. Selon les premières estimations, le préjudice serait colossal : entre 5 et 10 millions d’euros envolés dans des circuits financiers opaques.
Un système bien rodé pendant six ans
L’enquête a révélé un mode opératoire millimétré. Entre 2018 et 2024, les patients se voyaient facturer des soins qu’ils n’avaient pas reçus : traitements canalaires inexistants, actes prothétiques inventés, interventions jamais réalisées.
Le parquet parle d’une fraude organisée dans plusieurs départements. Douze plaintes ont été déposées par la Caisse nationale d’Assurance maladie, déclenchant une série de perquisitions et de saisies.
Des millions d’euros détournés, un système tentaculaire
Selon La Tribune et Le Figaro, les sommes détournées ne se limiteraient pas aux remboursements d’actes fictifs. Les enquêteurs soupçonnent un montage financier complexe avec des sociétés prestataires. Près de 16,9 millions d’euros auraient transité via des sociétés écrans, permettant de blanchir une partie des fonds.
Des responsables de centres et un pharmacien auraient ainsi monté un système de fraude tentaculaire, pendant que les caisses de la Sécurité sociale s’enfonçaient un peu plus dans le rouge.
Mise en examen et détention provisoire
Au total, quatre personnes ont été mises en examen. Deux d’entre elles sont placées en détention provisoire, les deux autres sous contrôle judiciaire. Elles devront répondre devant la justice des accusations de fraude à grande échelle, avec un procès à venir.









