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Centres dentaires : une praticienne dénonce de graves dérives

Dans cet article :
  • Une ancienne praticienne alerte sur des manquements graves à l’hygiène et à la réglementation.

  • L’article d’Actu.fr évoque des fraudes à grande échelle, parfois commises par des personnes non diplômées.

  • Le modèle des centres dentaires franchisés soulève des questions croissantes sur la qualité des soins.

Un article publié par Actu.fr donne la parole à une chirurgienne-dentiste qui dénonce des pratiques préoccupantes au sein de plusieurs centres dentaires. À travers son témoignage, c’est tout un modèle économique et organisationnel qui est remis en cause.

Un témoignage rare sur les pratiques internes des centres dentaires

Dans une enquête publiée début juillet sur Actu.fr, la rédaction donne la parole à « Élise » (prénom modifié), une chirurgienne-dentiste exerçant depuis plus de vingt ans. Elle y détaille son expérience au sein de plusieurs établissements d’une même enseigne de centres dentaires.

Le tableau dressé est alarmant. Elle évoque d’abord les conditions d’hygiène : matériel mal stérilisé, locaux insalubres, absence de formation adéquate du personnel chargé de la stérilisation. Un constat qui fait écho à l’alerte lancée par l’ARS en 2023 à Lyon, où 5 000 patients ont été invités à se faire dépister à la suite d’un défaut de stérilisation.

Des pratiques commerciales et médicales douteuses

Au-delà des problèmes d’hygiène, le témoignage d’Élise met en lumière un système de facturation détourné, reposant sur des actes fictifs ou médicalement injustifiés. Parmi les plus courants : la facturation de prothèses provisoires jamais posées, ou encore de soins parodontaux présentés comme nécessaires à des patients prétendument diabétiques.

« Ce sont des actes à 240 euros, pris en charge intégralement s’ils sont justifiés médicalement par un diabète », explique la praticienne. « Le patient n’a donc rien à payer, et souvent, il ne se doute de rien. »

Selon le témoignage, le stratagème consistait à déclarer à tort que le patient était diabétique, afin de permettre la prise en charge d’un acte non réalisé. Une double fraude : médicale, en attribuant un diagnostic erroné, et administrative, en facturant un soin imaginaire. Ce type de manipulation ciblait en particulier les assurés les plus précaires, notamment les bénéficiaires de la CMU, peu enclins à remettre en cause les feuilles de soins transmises à l’Assurance maladie.

« La carte Vitale de ces patients était utilisée comme un simple outil de facturation », déplore Élise.

Pression au chiffre et exercice illégal de la dentisterie

Comme d’autres centres, l’organisation repose sur un modèle de praticiens salariés, parfois soumis à des objectifs de productivité implicites. Élise déclare avoir été licenciée après avoir alerté sa direction et le Conseil de l’ordre sur ces pratiques.

Plus préoccupant encore, certains « collègues » n’auraient pas été diplômés. L’article mentionne des soins réalisés par des personnes non inscrites à l’Ordre, utilisant les identifiants d’autres praticiens, voire usurpant leur identité. Une situation qui aurait conduit à des complications graves chez des patients : implants instables, sinus perforés, soins inadaptés…

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