Des chercheurs de l’Inserm et de l’Université Paris Cité, en collaboration avec l’Université de Minho à Braga au Portugal, ont identifié des anomalies dans le système immunitaire de personnes atteintes de Covid long, plusieurs mois après l’infection aiguë par le SARS-CoV-2. Ces anomalies seraient associées à la persistance du virus dans les muqueuses de l’organisme. Les chercheurs ont analysé les échantillons sanguins de 127 personnes atteintes de Covid long et de 37 personnes non infectées. Ils ont identifié un certain nombre de marqueurs immunitaires, notamment un sous-type de cellule CD8 exprimant une protéine inflammatoire en excès, tandis qu’un autre sous-type est en faible quantité. Les anticorps IgA spécifiques du virus sont également en surnombre. Les chercheurs ont également observé une association entre une réponse inflammatoire caractérisée notamment par des taux très élevés d’interféron IP-10 ou d’interleukine IL-6 et le risque de développer un Covid long. Ces résultats pourraient ouvrir la voie à un outil de diagnostic pour le Covid long.
Source : Inserm










