Quatre chirurgiens-dentistes installés près de Mantes-la-Jolie (Yvelines) et leur expert-comptable seront jugés en mars 2026 devant le tribunal de Versailles. Ils sont soupçonnés d’avoir surfacturé des soins dentaires, causant un préjudice estimé à plus de 500 000 euros pour la CPAM.
Une enquête ouverte après un signalement de la CPAM
En octobre 2024, la CPAM 78 signale un nombre anormalement élevé de soins onéreux facturés par un cabinet dentaire. L’enquête de la section de recherches de Versailles confirme des pratiques suspectes : selon la presse, certains patients venus pour une simple carie se voyaient proposer des implants à plusieurs milliers d’euros.
Un système de fraude présumé
D’après les investigations rapportées par plusieurs médias, le dispositif reposait sur :
- la surfacturation de soins, notamment des implants,
- une double comptabilité,
- l’usage d’espèces, blanchies via l’achat de montres de luxe (Rolex, Patek Philippe, Audemars Piguet).
La gendarmerie indique avoir saisi plus de 1,4 million d’euros en numéraire et biens de valeur.
Un procès en mars 2026
Âgés d’une trentaine d’années, les praticiens avaient repris le cabinet six ans plus tôt. Selon nos confrères de 20 Minutes, un confrère aurait initié ses associés à ces pratiques en 2022. Les mis en cause contestent les faits.
Les cinq prévenus seront jugés pour escroquerie en bande organisée, faux et usage de faux, abus de biens sociaux, travail dissimulé, complicité d’exercice illégal de la profession de chirurgien-dentiste et blanchiment. Ils ont été placés sous contrôle judiciaire, avec interdiction d’exercer et de quitter le territoire.
Le colonel Denis Hebinger, commandant de la section de recherches de Versailles, a qualifié cette affaire de « fraude d’une ampleur exceptionnelle ».









