Tri des déchets au cabinet dentaire : un tableau pratique pour sécuriser les pratiques

Dans cet article :
  • Un tableau de tri visuel permet d’identifier rapidement les DASRI, les déchets recyclables et les déchets non dangereux
  • Le tri des déchets en cabinet repose sur une réglementation stricte, régulièrement actualisée
  • L’harmonisation des pratiques au sein de l’équipe est essentielle pour limiter les risques

La gestion des déchets en cabinet dentaire reste un sujet complexe au quotidien. Pour aider les praticiens à s’y retrouver, l’URPS Chirurgiens-Dentistes d’Île-de-France met à disposition un tableau de consignes de tri, conçu pour simplifier les gestes et limiter les erreurs. Au-delà de l’outil, cette initiative rappelle que le tri des déchets relève d’un enjeu à la fois réglementaire, organisationnel et sanitaire.

Un outil pratique pour structurer le tri au fauteuil

Le tableau diffusé par l’URPS Île-de-France a été conçu pour répondre à une difficulté concrète : la multiplicité des déchets produits au cabinet.

Il permet notamment :

  • d’identifier immédiatement les déchets à risques infectieux (DASRI)
  • de distinguer les déchets recyclables des déchets non dangereux
  • de choisir le bon contenant selon le type de déchet

L’objectif est double : gagner du temps au fauteuil et sécuriser les pratiques.

Pensé comme un support visuel, cet outil a vocation à être affiché en salle de soins ou en zone de stérilisation afin de servir de référence commune à toute l’équipe.

Source : cabinetecoresponsable.fr
Source : cabinetecoresponsable.fr

Une réglementation stricte, parfois mal maîtrisée

En France, les chirurgiens-dentistes sont responsables de la gestion des déchets qu’ils produisent, de leur tri à leur élimination. Cette obligation est encadrée par le Code de la santé publique.

Les déchets d’activités de soins à risques infectieux (DASRI) constituent la catégorie la plus sensible. Ils incluent notamment :

  • les objets piquants, coupants ou tranchants (aiguilles, fraises, limes)
  • les déchets mous présentant un risque infectieux avéré

Selon le Code de la santé publique, relèvent des DASRI les déchets susceptibles de présenter un risque infectieux, ainsi que les objets piquants, coupants ou tranchants, même en l’absence de contact avec un produit biologique.
Les recommandations du Haut Conseil de la santé publique précisent que certains déchets, notamment fortement imprégnés de sang ou de liquides biologiques, peuvent être considérés comme à risque.
👉 En pratique, la classification repose sur une évaluation du risque infectieux, et non sur la seule présence visible de sang ou de salive.

DASRI, recyclables, DAOM : des frontières à clarifier

Le tri repose sur une distinction entre plusieurs catégories de déchets :

  • DASRI : déchets susceptibles de présenter un risque infectieux, nécessitant une filière spécifique
  • Déchets recyclables : emballages non souillés, selon les consignes locales
  • Déchets assimilés aux ordures ménagères (DAOM) : déchets ne présentant pas de risque infectieux particulier

Dans la pratique, ces catégories peuvent prêter à confusion, notamment pour les déchets intermédiaires.

C’est précisément ce que vise à corriger le tableau URPS, en apportant une lecture simple et opérationnelle des consignes de tri.

Délais de stockage et traçabilité : des obligations à respecter

La gestion des DASRI ne s’arrête pas au tri. Elle implique également :

  • le respect des conditions de stockage
  • la collecte par un prestataire agréé
  • la traçabilité via des bordereaux de suivi

Depuis l’arrêté du 20 avril 2020, les délais de stockage ont évolué :
👉 pour certaines productions de DASRI perforants inférieures à 15 kg par mois, la durée maximale de stockage peut être portée à 6 mois, dans les conditions prévues par la réglementation.

Ces obligations restent un point de vigilance lors des contrôles.

Amalgames dentaires : un cadre réglementaire renforcé

Les déchets contenant du mercure font l’objet d’une réglementation spécifique.

En France :

  • la récupération et l’élimination des amalgames sont obligatoires depuis 1998
  • l’installation de séparateurs d’amalgame est obligatoire depuis 2001

À l’échelle européenne, le cadre a été renforcé :

  • depuis 2019, les séparateurs doivent garantir un taux de rétention d’au moins 95 %
  • depuis 2021, cette exigence s’applique à tous les équipements en service

Une évolution récente doit également être prise en compte :
👉 le règlement (UE) 2024/1849 prévoit l’interdiction des amalgames dentaires à partir du 1er janvier 2025, sauf indication médicale spécifique.

Harmoniser les pratiques : un enjeu d’équipe

L’un des apports majeurs du tableau de tri proposé par l’URPS réside dans sa capacité à uniformiser les pratiques au sein du cabinet.

Dans les structures où plusieurs praticiens et assistantes interviennent, les erreurs de tri peuvent rapidement se multiplier.

Un support visuel partagé permet :

  • de réduire les approximations
  • de sécuriser les gestes
  • d’améliorer l’organisation globale

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