Espagne : une fillette de six ans décède après des soins dentaires

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Dans cet article :
  • Deux enfants ont présenté des complications graves quelques heures après des soins dentaires dans la même clinique.

  • La clinique n’était pas autorisée à administrer des sédations intraveineuses, malgré l’injection d’un sédatif.

  • Une enquête sanitaire est en cours, notamment sur un lot d’anesthésiants potentiellement défectueux.

Un drame survenu à Alzira, près de Valence, relance la question de la sécurité des actes de sédation en cabinet dentaire. Deux fillettes ayant reçu des soins le même matin dans une clinique privée ont présenté, à quelques heures d’intervalle, des complications sévères. L’une est décédée ; l’autre reste hospitalisée. Les autorités sanitaires espagnoles ont ouvert une enquête et suspendu l’activité de l’établissement.

Une consultation dentaire qui vire au drame

Jeudi 20 novembre, une fillette de six ans est admise aux urgences de l’hôpital de La Ribera, à Alzira, en arrêt cardiorespiratoire. Les équipes médicales tentent de la réanimer en vain. Quelques heures plus tôt, l’enfant avait été soignée dans une clinique dentaire privée pour des caries et l’extraction de dents de lait. Selon le rapport du service d’urgences, elle aurait quitté l’établissement « en parfaite santé », avant de présenter brutalement des symptômes alarmants.

À 15 heures, une autre fillette de quatre ans, prise en charge le même matin dans la même clinique, est hospitalisée pour fièvre, vomissements et somnolence. Stabilisée, elle demeure en unité de soins intensifs.

Ces deux événements concomitants ont immédiatement alerté la Conselleria de Sanidad, l’autorité régionale de santé, qui a ordonné la suspension provisoire de la clinique et ouvert une enquête approfondie.

Une sédation non autorisée au cœur de l’enquête

Plusieurs médias espagnols, dont El Caso et El Pais, rapportent que la clinique ne disposait pas de l’autorisation requise pour administrer des sédations intraveineuses, alors qu’un sédatif aurait été injecté à la fillette décédée.
La directrice de l’établissement, Mireia Vila, affirme que l’enfant « allait parfaitement bien » à sa sortie et évoque la possibilité d’un lot d’anesthésiants défectueux. Des analyses sont en cours, mais les autorités rappellent que la responsabilité de la clinique reste engagée : l’acte de sédation n’était pas autorisé.

L’établissement assure que seules des anesthésies locales ont été réalisées. Cependant, plusieurs sources concordantes évoquent l’usage d’un sédatif intraveineux utilisé pour « détendre » l’enfant, pratique strictement encadrée et exigeant une autorisation sanitaire particulière ainsi que du personnel formé à la gestion des complications.

Les autorités sanitaires en première ligne

Face à la gravité des faits, le ministère régional de la Santé mène une double investigation :

  • Analyse des produits anesthésiants utilisés sur les deux enfants ;
  • Vérification des pratiques et des autorisations de la clinique.

L’Ordre des dentistes de la Communauté valencienne précise pour sa part que les actes dentaires ont été réalisés par des praticiens inscrits et agréés, mais rappelle que les protocoles d’anesthésie et de sédation doivent être strictement respectés.

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