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L’objectif du reste à charge 0 est-il réalisable ?

Promesse du candidat Emmanuel Macron, le reste à charge 0 d’ici 2022 est un projet complexe à mettre en place. Agnès Buzyn, a donc décidé de lancer une consultation pour y voir plus clair sur la prise en charge des coûts qu’engendrerait la mise en place d’un tel engagement.

 

Le reste à charge en France s’élève à 248 €

 

La prise en charge à 100% des soins dentaires, optiques et auditifs n’a pas été intégrée au projet de loi de financement de la Sécurité Sociale 2018. Et pour cause, il s’agit d’un sujet épineux qui mérite qu’on s’y penche.

Selon le journal Le Monde, le reste à charge en France s’élève à 248 € par an et par habitant. C’est bien en dessous du reste à charge constaté en moyenne en Union Européenne (15%).

En effet, la répartition des frais de santé de notre système de santé se décompose comme suit :

  • 77% des soins, médicaments et biens médicaux sont financés par la Sécurité sociale.
  • 13,3 % par les organismes complémentaires
  • 1,4% par l’Etat (CMU, AME)
  • 8,3% ne sont pas remboursés et doivent être pris en charge par les patients

 

Plus précisément, les français paient en moyenne 22,7% des frais chez le dentiste et de grandes disparités sont observées selon la nature de ces frais et selon la zone géographique.

 

 

La mesure du reste à charge 0 coûterait 5,2 milliards d’euros

 

Toujours selon Le Monde, si l’on additionne le dentaire, l’optique et les audioprothèses, la somme totale qui reste à charge des patients s’élève actuellement à 4,4 milliards d’euros : un budget trop important pour être pris en charge à 100% au cours du quinquennat. Surtout si l’on tient compte de l’effet d’aubaine, cette mesure entraînerait une hausse théorique de 0,8 milliards, soit un coût total de 5,2 milliards d’euros.

 

Même si l’objectif d’Agnès Buzin est de lutter contre le renoncement aux soins (1 français sur 4 serait concerné), elle n’envisage pas pour autant « d’offrir des montures Chanel à tout le monde ou des verres antireflets qui filtrent la lumière bleue », comme elle l’a laissé entendre dans une récente interview à Viva.

 

La Ministre de la Santé réfléchit plutôt à « un panier de soins nécessaires » en concertation avec les professionnels des trois secteurs (optique, audioprothèse et dentaire) afin de définir quelles sont les prestations standards à rembourser.

 

 

Mais alors qui va payer cette réforme ?

 

Durant la campagne présidentielle, la Fédération nationale de la mutualité française estimait que la mesure impliquait de baisser de 15% les prix des équipements et d’augmenter de 13% les remboursements de l’Assurance-maladie et des complémentaires de santé. Pour pallier une augmentation prévisible des cotisations, Emmanuel Macron préconisait la création de trois contrats types de complémentaires santé, avec des garanties qui peuvent être facilement comparables.

 

Le chantier du dentaire semble être le premier à avancer puisque de nouvelles négociations conventionnelles viennent de débuter. Agnès Buzyn entend d’ailleurs apporter des réponses aux français sur ce sujet « avant l’été ».

 

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