Un dentiste licencié fonce en Porsche dans son ancien cabinet

Dimanche 11 octobre au soir, un dentiste de 36 ans a traversé deux fois en voiture le cabinet dentaire où il exerçait avant son départ, à Stekene, en Flandre-Orientale. Le parquet exclut l’accident. Selon l’avocat du cabinet, le mobile serait plus personnel que professionnel : l’ex-épouse du suspect y travaille toujours.
Deux passages à travers la salle d’attente
Les faits se sont produits vers 22 h 30, dans un cabinet installé au rez-de-chaussée d’un immeuble de la rue Bosdorp, à Stekene, une commune flamande proche de la frontière néerlandaise. D’après la VRT, le conducteur est entré par la porte vitrée située à l’arrière du bâtiment. Il a traversé la salle d’attente et détruit les cloisons en verre. Il est ressorti, a fait demi-tour puis il est entré une seconde fois dans les locaux.
Le bruit a alerté les habitants de l’appartement situé au-dessus. Les policiers ont trouvé le conducteur derrière le cabinet, légèrement blessé. Il a été soigné sur place puis emmené pour être interrogé. Les tests d’alcoolémie et de stupéfiants se sont révélés négatifs, selon 20 Minutes. Les pompiers ont mis plusieurs heures à dégager les débris et à condamner les ouvertures. Le cabinet était fermé à cette heure-là et personne d’autre n’a été blessé.
Un mobile encore incertain
Le suspect est un dentiste qui exerçait dans ce cabinet jusqu’à la fin de son contrat, il y a plus de deux ans. Plusieurs médias belges, dont Het Laatste Nieuws et L’Avenir, ont d’abord parlé d’une vengeance après un licenciement.
L’avocat du cabinet, Me Ahmed Tayane, nuance cette version. Interrogé par la VRT, il explique que les faits sont « davantage liés à sa situation personnelle qu’à son ancien emploi ». L’ex-épouse du suspect est chirurgienne-dentiste et travaille toujours dans ce cabinet. Selon Het Laatste Nieuws, l’attaque visait à la fois l’ancien employeur et l’ex-épouse. Aucune de ces versions n’a été confirmée par le parquet à ce stade.
Une enquête judiciaire en cours
Le parquet de Flandre-Orientale a confirmé qu’il ne s’agissait « pas d’un accident ». Le suspect devait être présenté à un juge d’instruction, qui doit décider d’un éventuel mandat d’arrêt. Aucun média n’avait encore fait état de cette décision au 14 octobre. Le suspect reste présumé innocent tant qu’il n’a pas été jugé.


