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La Cour de cassation condamne définitivement les dentistes Guedj

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Dans cet article :
  • La condamnation de Lionel et Jean-Claude Guedj à 8 et 5 ans de prison est désormais définitive.

  • 374 patients ont été reconnus victimes de mutilations et d’escroqueries.

  • Le Fonds de garantie des victimes obtient une révision.

La Cour de cassation a confirmé, ce jeudi 12 juin 2025, la condamnation des dentistes marseillais Lionel et Jean-Claude Guedj pour mutilations et escroqueries. Ce jugement définitif met un terme à un long feuilleton judiciaire entamé en 2012.

Une décision de justice ferme et attendue

Le 12 juin 2025, la Cour de cassation a rejeté les pourvois formés par les deux praticiens, validant ainsi les peines prononcées en appel en octobre 2023 : huit ans de prison pour Lionel Guedj, cinq pour son père Jean-Claude. L’un, jeune dentiste ambitieux, l’autre en fin de carrière, ont été reconnus coupables de violences volontaires ayant entraîné des mutilations, escroqueries et faux documents administratifs.

Ce duo père-fils, qui exerçait à Marseille entre 2006 et 2012, a bâti ce que la justice a décrit comme une véritable « machine à fric », centrée non pas sur le soin mais sur le rendement. Le préjudice moral et physique infligé aux patients, souvent issus de quartiers populaires, est immense.

374 victimes reconnues : des soins déviés de leur finalité

374 patients ont été officiellement reconnus victimes, un chiffre qui donne la mesure de l’affaire. Les témoignages entendus en audience sont accablants : dents saines dévitalisées, prothèses posées sans nécessité, douleurs persistantes, répercutions psychologiques graves.

L’objectif ? Maximiser la facturation auprès des caisses d’assurance maladie en réalisant des actes inutiles. Une stratégie cynique qui a dévoyé la relation de confiance au cœur du soin.

Le Fonds de garantie des victimes obtient une révision

La Cour de cassation a donné raison au Fonds de Garantie des Victimes (FGTI) sur deux points de droit. Celui-ci avait été débouté par la cour d’appel d’Aix-en-Provence alors qu’il réclamait le remboursement des sommes versées aux victimes.

Selon la haute juridiction, le FGTI pouvait parfaitement obtenir réparation, même si les victimes concernées ne s’étaient pas constituées parties civiles. L’évaluation du préjudice devra donc être revue par la cour d’appel.

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