Un dentiste de Lamorlaye (Oise) comparaît devant le tribunal correctionnel pour avoir tenu des propos sexistes à une patiente et facturé des actes non réalisés. Cette affaire rappelle l’importance du respect des obligations déontologiques et du cadre réglementaire dans l’exercice libéral.
Un contexte clinique détourné de son cadre
Lors d’un soin dentaire courant, une patiente a rapporté avoir été choquée par une phrase prononcée par son praticien :
« On va faire ça à l’ancienne, sans gants, comme on y va sans préservatif. »
Des propos perçus comme sexistes et humiliants, tenus dans un moment de vulnérabilité médicale. Le dentiste, âgé de 47 ans, s’est défendu en audience, évoquant une « blague maladroite » sans volonté de nuire. Mais l’impact psychologique sur la patiente et le contexte professionnel rendent cette justification difficile à recevoir
Une facturation de 840 € pour un pansement
L’affaire comporte un second volet, plus administratif mais tout aussi sensible : un soin facturé à hauteur de 840 €, correspondant à un pansement, sans acte médical réellement réalisé dans les conditions déclarées.
La patiente concernée et son conjoint ont signalé cette irrégularité, qui a conduit à des poursuites pour fraude à la Sécurité sociale.
Le praticien a plaidé l’erreur de saisie, mais les éléments présentés au tribunal ont conduit à la requête d’une condamnation avec sursis et amende par le ministère public.









