Le Conseil national de l’Ordre des Chirurgiens-Dentistes propose la réintroduction du « remplacement partiel ». Cette mesure, conçue pour répondre à des besoins spécifiques en cas d’absence partielle du titulaire pour raison de santé, pourrait bientôt permettre une nouvelle flexibilité dans la gestion des cabinets dentaires.
Le Conseil national de l’Ordre des Chirurgiens-Dentistes a récemment proposé une évolution dans le Code de déontologie des chirurgiens-dentistes avec la réintroduction du concept de « remplacement partiel ». Cette initiative vise à offrir une solution adaptée aux professionnels confrontés à des circonstances personnelles les empêchant d’exercer pleinement, tout en répondant de manière plus ciblée aux besoins des patients.
Traditionnellement, un chirurgien-dentiste souhaitant se faire remplacer en raison d’une incapacité temporaire doit cesser complètement son activité, ou recourir à une collaboration libérale, une alternative souvent jugée peu satisfaisante pour de courtes périodes ou des absences partielles. Le nouveau système de remplacement partiel offrirait une souplesse plus grande.
Le remplacement partiel permettrait au chirurgien-dentiste de continuer à exercer, mais à une capacité réduite, en se faisant épauler par un autre professionnel en cas de nécessité due à son état de santé ou à celui de personnes proches. Ce système serait applicable pour une durée initial de trois mois, avec possibilité de renouvellement, après approbation du Conseil national sur présentation de justificatifs appropriés.
Pour garantir la qualité des soins et le respect des normes déontologiques, ce type de remplacement devrait être encadré strictement : les remplaçants devraient être soit des praticiens inscrits au tableau de l’ordre, soit des étudiants en chirurgie dentaire remplissant les conditions définies par l’article L.4141-4 du Code de la santé publique. De plus, tout arrangement de remplacement devrait être consigné dans un contrat écrit.










