REVUE DE PRESSE : BFM-RMC révèle qu’une infirmière retraitée a été victime d’une pratique peu professionnelle dans un centre dentaire. Après avoir payé 2.700 euros pour une opération mal réalisée, elle se retrouve dans une impasse financière.
Sylvie, résidant à Bordeaux, a choisi le cabinet O. à Paris pour la pose de deux bridges dentaires. Alors que le premier bridge a été posé par un dentiste, le second l’a été par une assistante dentaire, une pratique non autorisée. Sylvie témoigne de la difficulté à rencontrer le dentiste et de la décision de l’assistante de procéder à l’opération en l’absence du praticien. Dans une interview donnée à BFM-RMC, elle témoigne : “J’ai eu beaucoup de mal à voir le dentiste. On me faisait venir, puis le rendez-vous n’était pas honoré. Le bridge n’arrivait pas, lui n’était jamais là… Et finalement, un jour, l’assistante m’a dit qu’elle pouvait le faire. Je lui ai demandé si elle était habilitée à faire cela, elle m’a répondu qu’il fallait bien faire quelque chose, puisque le médecin n’était pas présent”.
Deux ans après la pose, le bridge installé par l’assistante tombe, laissant Sylvie dans l’obligation de recommencer le traitement avec un autre dentiste. Malgré ses efforts, Sylvie, qui vit avec un budget serré, n’a pas réussi à obtenir de remboursement.
BFM-RMC aurait mené une enquête pour retrouver le dentiste initial. Il s’est avéré que ce dernier avait quitté le cabinet O. il y a un an et demi et aurait disparu après avoir travaillé dans un autre cabinet.
Le cabinet O. aurait suggéré que l’assureur du dentiste devrait être responsable du remboursement, tandis que l’assureur pointerait vers l’assurance du cabinet. Cette situation laisse Sylvie sans solution claire pour récupérer ses frais.
Abdel Aouacheria, vice-président de l’association de défense des patients La Dent Bleue, met en garde contre les pratiques douteuses de certains centres dentaires. Il conseille la prudence, en particulier lorsque des traitements excessifs ou coûteux sont proposés : « Si on vous explique qu’il va falloir arracher davantage de dents que ce que qui était prévu, si on essaye de vous vendre un sourire parfait, si on essaye de vous vendre des implants et des prothèses plutôt que des soins et des traitements, il faut se méfier”









