Le dentiste Stéphane S. a été condamné à quinze ans de réclusion criminelle par la cour d’assises du Loiret pour trois viols et plus d’une vingtaine d’agressions sexuelles commis lors de séances d’acupuncture dans son cabinet. Cette condamnation fait suite à des accusations portées par une vingtaine de ses patientes.
Le sexagénaire, qui a été reconnu coupable d’avoir profité de séances d’acupuncture pour commettre des agressions sexuelles sur ses patientes, a également été interdit définitivement d’exercer la profession de chirurgien-dentiste et d’acupuncteur. Son cabinet dentaire, situé à Châlette-sur-Loing, a également été saisi.
Au cours de son procès, le praticien avait été décrit comme un « notable bien implanté ». Il avait été accusé d’avoir commis des agressions sexuelles sur des patientes âgées de 16 à 24 ans au moment des faits, certaines de ces séances étant même filmées à l’aide d’une caméra espion.
Bien que certains de ses avocats aient tenté de minimiser les faits en pointant des erreurs dans les témoignages des plaignantes, la cour a finalement retenu les accusations de viol et d’agression sexuelle à l’encontre du Dr S. Les jurés ont ainsi prononcé une peine plus lourde que celle requise par l’avocat général, qui avait demandé quatorze années de réclusion.
Au final, Stéphane S. a été reconnu coupable de trois viols, dont un sur une mineure de plus de 15 ans, ainsi que d’une vingtaine d’agressions sexuelles. Il a été acquitté de trois agressions sexuelles, ainsi que des faits de torture et d’acte de barbarie.










